Ryû no Reikon

Yeah

le 20/12/2007 à 02h45
2007

Année mouvementée dans ma vie, s'il en est une...
Année de ma majorité... on dit qu'avoir 18 ans ça change tout, je n'y croyais pas,
et pourtant...

Début 2007.
Mise en place d'un certain divorce, attendu, mais ça ne m'a pas aidée beaucoup de l'avoir vu venir... overdose de chinois, rejet de 'sa' part quand je n'ai plus été capable de garder pour moi ce que je ressentais à son égard, au point que ça me rendait malade, crises, et ceux d'entre vous qui me sont les plus proches savent jusqu'où ça a failli aller.
Merci d'avoir été là. Je ne le dirai jamais assez. Mel, je n'oublierai pas que t'en parler a été le premier pas pour retrouver l'envie de vivre, je crois que je ne te l'ai jamais dit, mais maintenant tu le sais.
J'aime à me dire que ce qui m'est arrivé à ce moment-là m'aura permis de me retrouver, au final, et de comprendre que porter un masque ça ne me rendrait pas plus heureuse... Me cacherai plus, pas à vous. ;p
Je dis souvent que "tout malheur est bon a qqch", et définitivement : ouaip.

Eté 2007.  à ne lire que si vous avez du courage, ou si vous connaissez déjà l'histoire, parce que je m'adresse ici à -lui-
C'est fini, ça y est. Après qu'on ait été ensemble, je ne voulais tenir qu'à toi. Toi qui ne me liras pas... dont je n'écrirai pas le nom car tout le monde ici sait qui tu es de toute maniere... Et même tu me lirais... bof.
A vrai dire, je l'avais un peu cherché. C'était tellement facile. T'aimer toi, ca impliquait de "ne pas prendre le risque d'en aimer un autre qui agirait comme toi". Pas que j'aie pas essayé d'en aimer d'autres après toi, j'ai juste pas été capable d'aller plus loin.
C'était pas QUE ma faute, hein. Entre l'un qui était très convoité, et l'autre qui s'intéressait pas aux filles, sur le coup ! ;p
Donc t'aimer, c'était plus "sûr"... je me disais que dans tous les cas ça ferait moins mal que de me faire avoir encore, par une tierce personne. C'est fou ce qu'on se met en tête parfois. Aujourd'hui que c'est fini, je me pose franchement moins de questions.
Je ne sais pas, je ne saurai jamais (et au fond, je ne veux plus savoir) si tu le faisais exprès ou non...
Mais j'étais tout de même censée faire partie de ta vie. "Un membre de ta famille" que tu m'as dit une fois, et ça, tu l'as oublié au moment où j'avais réellement besoin de toi.
Tu aurais pu me perdre... tu l'aurais mérité sûrement, mais ça aurait aussi fait mal aux autres...
J'ai toujours su que tu étais égoiste... je suppose que tu trouveras qqn, si tu te décides à grandir un peu, et je voudrais te souhaiter de pouvoir la garder, mais je suis presque sûre que tu ne changeras pas.
C'est dommage. J'étais pourtant persuadée que je ne t'en voulais même pas...
Mais si, je t'en veux. Un peu. Encore. Quoique. J'ai eu mes torts, tu as eu les tiens, mais ce n'est pas là le problème. Pourquoi tu m'as retenue six ans? Parce que je t'étais utile? Parce que tu tenais a moi...? Alors pourquoi tu ne me le montrais jamais? Pourquoi tu faisais tjs semblant de n'en avoir rien a foutre, sauf au moment ou JE voulais partir?
On est resté ensemble trois mois. J'aurais pu tenir plus longtemps mais franchement, j'en avais marre que tu me fasses toujours pleurer. J'en avais marre de tes critiques. J'en avais marre de tes "je suis mieux au chaud chez moi qu'avec toi ailleurs, mais je t'aime quand même, ne va pas croire le contraire". Et heureusement que je t'ai plaqué, parce que quand j'ai appris ce que tu disais de moi après...
J'ai pris sur moi et j'ai tourné la page... pendant un an.
J'avais presque réussi, et je me suis faite avoir. K'so. Pas que je le regrette vraiment, on a passé de très beaux moments ensemble en tant qu'amis, mais des fois, tu m'as clairement prise pour une c****. Un peu, ça passe. Mais avec tout ce que tu m'as fait voir...
Je t'aurais tout donné, tu le sais, tout ou presque. Je t'ai d'ailleurs donné beaucoup. Cette année plus que les autres. J'étais là à CHAQUE fois pour toi. Je t'ai soutenu a CHAQUE fois, quand ton moral chutait, quand tu n'en pouvais plus, quand tu avais besoin qu'on t'encourage, qu'on te rassure. Je t'ai rendu service à CHAQUE fois.
Et toi? Tu n'as pas dit merci UNE SEULE fois. Ouah. Vive l'amitié à ta sauce, youhou. Tous pour un, moi pour moi.
Je n'attendais rien de ta part. Je n'essayais même plus de te plaire, ta position était très claire, j'avais moi-même écrit "The End" à la fin de l'histoire. Je ne te prenais pas dans mes bras, je ne te touchais même pas, je ne te disais rien. J'étais là en silence à tes côtés. Je voulais juste, allez, quoi, t'arracher un sourire? Un "je tiens à toi quand même"?
Et je sais que c'était ma faute. Et je sais que je n'avais pas à rester attachée à toi. Et je sais que ça a dû te gêner peut-être, bien que je l'aie montré le moins possible, mais bordel, t'as jamais été foutu d'être sincère avec moi. Voilà, c'était ça que j'attendais, de la sincérité.
"Vivre pour donner le sourire aux autres?! Mais ça va pas la tête?!", m'as-tu écrit un jour, et je me demande si finalement, tu ne le pensais pas sérieusement.
Certaines blessures ne se refermeront peut-être pas... parce que j'ai attendu trop longtemps pour m'arracher à toi. D'ailleurs, ça s'est passé sans dispute, sans discussion. Ton "n'oublie pas tes amis" quand je faisais l'effort de t'appeler alors que tu ne répondais pas a mes messages et que tu me narguais au téléphone ("sortir? non, j'ai pas envie... non non, c'est pas vis à vis de toi... au fait, je vais a un concert avec des amiEs demain, niark niark !"), ça me plaisait moyen. Tu serais sorti avec l'une d'entre elles, j'aurais compris, mais tu me disais ça pour quoi, sérieux? Dans quel but?
Cet article parle trop de toi... mais en coupant les liens qui subsistaient entre nous,
j'ai aussi coupé les liens qui m'unissaient à une partie de moi. Celle qui ne pensait
pas pouvoir s'en sortir sans toi dans la vie. Et pourtant.
Je suppose que si je t'écris là en m'adressant à toi, c'est pour te faire réellement mes adieux. Je ne parlerai plus de toi très souvent à présent...
Goodbye, sweetheart.

Au passage, à toutes les femmes... et tous les hommes, qui n'osent pas se détacher de ceux qui les mènent en bateau... Oui, c'est sûr, ça fait mal, au début.
Mais on se sent revivre après. Et ça vaut CLAIREMENT le coup.
Il suffit, et je sais que ce n'est pas simple, de prendre la décision ferme et définitive de tourner la page. Après, ça roule tout seul. Pensez-y, histoire de pas y passer six ans de votre vie, quand même. Je l'ai fait, et c'est long.

Septembre 2007.
Départ redouté et attendu à la fois pour une destination inconnue. Ce n'est pas que j'aie réellement changé de vie, mais un peu tout de même... Nouvelle ville, nouveaux repères... Regards des autres posés sur moi, d'abord comme si j'étais étrange (j'ai tjs pas trouvé ce qui clochait tellement chez moi au tout début du semestre), et puis, autre sorte de regards...
Malheureusement messieurs, contrairement à pas mal de filles de ma génération (si si...), il faut plus qu'un "t'es belle bébé, on fait connaissance ce soir tous les deux?" pour m'avoir. J'en suis sincèrement désolée pour vous (en fait non, bien fait !)... Faudra revoir vos techniques de drague, ou éviter d'aborder n'importe quelle fille seule dans la rue. Elles ne sont pas toutes à prendre, ou pas de cette façon-là. ^_~
Ah. Et le prochain vieux frustré qui se frotte (si si.......) à moi parce que le tram est bondé (non mais sans blague), il peut faire une croix sur sa descendance, s'il en a pas déja une. Et d'abord, il se prendra mon poing américain dans la gueule... ça fait longtemps que j'ai pas réveillé mes instincts de tueuse. Mwahaha ! :D

Octobre 2007.
19 ans. On vieillit vite déjà, à notre âge... :p
On perd la memoire et tout et tout... comment ca je me rappelle jamais de rien de toute facon?! Pas vrai. Y a des gens et des mots qui ne s'oublient pas. Du tout.
En plus, le jour de notre anniv, de plus en plus de potes nous traitent de vieilles branches par rapport aux années précédentes, alors qu'ils sont eux-mêmes plus agés que nous (saaaaans commentaaaaire)...
Malgre tout on continue de sortir des conneries pas possibles et on rigole comme des gosses. (hein chérie, vive le yaourt aux huitres et le resto qui va avec ! et je répète que je ne veux pas etre impliquée dans cette histoire ! sauf si tu fais fortune... l'argent et le pouvoir d'abord)

Hiver 2007.
Encore des moments difficiles. Pour moi, pour vous aussi. Si Rika et Yali pouvaient arrêter de fumer ou boire n'importe quoi ça me ferait très plaisir, et je m'en ferais moins pour eux.
Il faut croire que décidément, 2007 nous a a toutes (tous aussi peut-etre? mais vous vous confiez moins, les gars, c'est pas marrant) porté la poisse. Erk.
Et dans une semaine, Noël... dans deux semaines, la nouvelle année...
D'habitude, le changement d'année, je m'en fiche un peu. C'est beau et tout ca mais bon, la Terre change pas (encore) d'axe de rotation.
Mais là, j'attendrai 2008 au tournant. Pour une fois, j'aurai des choses à souhaiter.
Ce que j'attends de 2008? Me reconstruire... sur tous les plans. Devenir qqn de bien, comme toujours.
Vivre, tout simplement, et je vous jure que je fais enfin des efforts pour aller vers les autres. J'étais très sociable avant, je ne vois pas pourquoi ça ne serait plus possible !
... héhé... je vous ferai peur, le jour où ma sociabilité naturelle se réveillera...

Ah, mais j'oubliais. DU POSITIF ! *Jen s'enflamme*

Année 2007, première année de fac. Chinois/Jap. Un an pour rien diront certains. Bien au contraire... Car j'ai rencontré des gens géniaux (Kevin, Julie...) qui m'ont naturellement acceptée parmi eux et encouragée toute l'année, et même un mégalo surdoué (oh non, ça va lui monter à la tête !) que je me suis fait une JOIE de remettre à sa place chaque fois qu'il le fallait (hen hao shu !), avec
qui j'ai vraiment beaucoup rigolé (hen hao shuuu xD), qui m'a fait ENORMEMENT CRISE AVEC SA P*** DE FAINEANTISE POUR LE DOSSIER ECONOMIQUE SUR LA CHINE !!!!!!!!  (vous verriez ma tete, la)... et que j'aime quand même, dieu sait pourquoi ! :p 'spa Yali kun?
N'oublie pas de passer me voir quand tu auras ton permis, p'tit génie, ça fait deja trop longtemps qu'on s'est pas vus. Quelle idée d'être reparti si loin. Pour une formation pareille en plus. T'es malade. Le mec le plus malade que je connaisse, et j'crois que c'est pour ca qu'on s'entendait si bien. Qui se ressemble s'assemble.
Et si tu as besoin, je suis peut-être loin, mais je suis quand même la... J't'aime (mais pas d'amour, tu le sais bien). :)

Petit hommage aussi (non, rigolez pas ! mdr) a M. ... (allez, devinez), M. ... (j'ai oublié son nom)... DELTEIL ! :D
Mon premier prof de jap, le premier prof (que j'aie rencontré) à avoir lancé à 150 étudiants fraichement débarqués : "allez voir ailleurs, vous vous en sortirez jamais dans cette licence". Toc ! L'a jamais retenu mon nom, il a fait de la discrimination contre moi en partiels (pas vrai Diane? il m'envoyait à l'autre bout de la salle a tous les coups), mais j'étais une de ses meilleures élèves, gredieu !
On retiendra en tout cas son allure de vieux dragon quand il entrait dans la salle de cours en exhalant toute la fumée de ses cigarettes. Ses petites historiettes sympas.
On retiendra aussi... non rien. Je ne dirai rien sur ses allusions au sake, ni aux bains japs. Les bains japs... et la ptite étudiante sur ses genoux....... Ceux qui savent me comprendront.
!!! xD

Enfin, tout ce roman pour vous dire... (non, je suis pas de retour, je pense pas poster bcp d'articles après celui-la)... qu'en tout cas...
Oui, je suis à Lyon... oui, je risque de quitter le sol français dans 2 ans (au secours, ça passe vite, j'ai peur... roh, mais non, j'aurai qu'à redoubler la 2e année ! :D *baffe*)
NON, je ne vous oublie pas, oui, je vous aime encore, oui, je pense à vous, et l'année 2008 va tout déchirer ! C'est dit !
ET JE DEVIENDRAI LE MAITRE DU MONDE COMME PROMIS, DAMNIT !
Wah... ça fait plaisir de me revoir moi-même en forme.

Signé Jen
la plus intelligente, la plus belle, la plus irrésistible, la plus riche, la plus forte et la plus modeste de notre bande (non, famille) de tarés.

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